Le Tampon (97430) est situé dans le sud de la Réunion. il s’étale sur les pentes qui descendent de la Plaine des Cafres vers l’océan. Il s’agit de l’un des territoires les plus vastes de l’île et la quatrième commune en nombre d’habitants. La commune est encadrée au Nord-Ouest par le Bras de la Plaine et au Sud-Est par la Rivière des Remparts. Sa position géographique lui permet d’offrir un climat tempéré favorable aux investissements immobiliers, à la villégiature, au tourisme et à l’agriculture (canne à sucre, fruits, fleurs, élevage, maraîchage), lui conférant le surnom de « Grenier du Sud ». Fleurie, conviviale, sa devise est « Le Tampon, une commune où il fait bon vivre ».

Vivre au Tampon

Limitrophe de Saint-Joseph, la Plaine des Cafres, l’Entre-Deux et au nord de Saint-Pierre qu’elle surplombe, Le Tampon ne possède pas de littoral. Cela ne l’empêche pas, toutefois, de proposer un cadre de vie particulièrement situé entre mer et montagne, animé et confortable au quotidien d’autant plus que la commune est proche des centres économiques du Sud.

Avec 77 283 habitants (chiffres du 01/01/2019), cette commune abrite à ce jour 15 810 familles avec enfants, 1476 TPE et PME, ainsi que 459 commerces de proximité. Ajoutons à cela de nombreuses installations sportives, culturelles, des écoles, etc. Le Tampon est une commune animée et commerçante, confortable aussi bien pour ses jeunes résidents que les séniors.

Enfin, la commune longe la N3, qui traverse l’île de Saint-Benoît à Saint-Pierre, tout en étant proche de la N1 et la N2. Du côté des transports en commun, elle dispose d’un réseau de bus qui dessert un peu plus de 70 arrêts.

L’immobilier au Tampon

Au Tampon, 54 % des résidents sont propriétaires, contre 46 % de locataires.

Si vous souhaitez acheter un bien immobilier dans cette commune dynamique de la Réunion, comptez :

  • pour une maison entre 1440€/m² et 2700€ /m²
  • pour un appartement entre 1400€/m² et 2600€/m²

Située le long du littoral de la côte ouest de la Réunion, entre Saint-Gilles et Saint-Leu, La Saline-les-Bains (97434) est traversée par la route nationale 1 qui a largement contribué à son développement touristique. Si vous souhaitez vous tourner vers l’immobilier à l’île de la Réunion, elle est le paradis des vacanciers. Parfait pour un investissement résidentiel ou locatif, ce quartier attire les touristes à longueur d’année, séduits par son climat tropical sec son bel ensoleillement, son atmosphère et son environnement parfaits pour la détente.

Portrait de La Saline-les-Bains

Station balnéaire chaleureuse et accueillante envers les visiteurs de passage et ceux qui souhaitent s’y installer. On y trouve un large choix de plages qui s’étendent de l’Hermitage jusqu’au « Trou d’eau » avec un vent bien présent tout l’hiver Austral, les amateurs de sport de glisse sur les plages surveillées ne sont pas en reste et pour les amateurs de farniente divers club de plage.

Tout comme Saint-Gilles-les-Bains et Saint-Leu, La Saline-les-Bains dépend du territoire communal de Saint-Paul. Il est facile d’accéder au nord et au sud de l’île, grâce à la route des Tamarins tandis que les villes de Saint-Paul et Saint-Pierre sont accessibles par la route du littoral en à peine 20 minutes. Quant à l’aéroport de Saint-Denis, il se trouve à moins de 60 km.

Idéale pour un investissement immobilier locatif, La-Saline-les-Bains compte également un large éventail de résidences hôtelières. Les touristes viennent ici pour profiter du lagon, faire du kayak, du pédalo ou encore de la planche à voile. Ajoutons à cela le Jardin botanique, les possibilités de randonnée, l’aquarium.

Prix de l’immobilier à La Saline-les-Bains

Du côté des prix de l’immobilier, à l’achat, il faudra compter entre :

  • pour une maison entre 3500€/m² et 5200€ /m²
  • pour un appartement entre 3300€/m² et 4400€/m²

Située sur le Territoire de la Côte Ouest (TCO) de la Réunion, Saint-Gilles-les-Bains (97434) est une station balnéaire. Animé, dynamique, apprécié pour ses plages (Roches Noires, plage des Brisants), ce quartier fait partie des incontournables aussi bien chez les touristes que les habitants de l’île de la Réunion. Moderne, il a fait l’objet d’un programme de rénovation urbaine portant notamment sur la requalification de son centre-ville.

L’ouest de l’île de la Réunion

L’ouest de l’île de la Réunion, considéré comme le « croissant d’or de la côte Ouest » est représenté par Saint-Paul. Ancienne capitale de l’île, cette commune a accueilli les premiers colons. Aujourd’hui, aux côtés de l’Hermitage et de La Saline, Saint-Gilles, qui compte près de 9000 habitants, est un véritable centre touristique avec ses incontournables : plages et lagons, restaurants, cafés, nombreuses activités sportives et balnéaires, port de plaisance. Au quotidien, ses habitants peuvent compter sur divers services et infrastructures de transport, de commerce, d’éducation, de culture, de santé.

Bon point pour ceux qui souhaitent s’y installer, la route des Tamarins a participé au désengorgement du centre-ville traversé par la RN1A, facilitant l’accès, par exemple, à Saint-Denis, situé à 35 km. Quant au secteur de Chemin Summer, qui surplombe le centre de Saint-Gilles, il offre un cadre serein couplé à des vues à couper le souffle sur le littoral.

Vivre à Saint-Gilles-les-Bains – Immobilier

41 % des habitants de Saint-Gilles-les-Bains sont propriétaires. Quel que soit votre projet immobilier, ce quartier compte 58 % d’appartements et 42 % de maisons.

Du côté des prix de l’immobilier, à l’achat, il faudra compter entre :

  • Pour une maison entre 3200€ et 4900€/m²
  • Pour un appartement entre 3200€/m² et 3900€/m²

En voyage de reconnaissance à la Réunion dans le but, par exemple, d’y acheter un bien immobilier ? Vous souhaitez vivre dans un endroit vivant, témoin de l’histoire de l’île ? Ce département français ne possède pas une, mais quatre communes labellisées « Villes et Pays d’Art et d’Histoire » par le ministère de la Culture et de la Communication afin de soutenir les actions en faveur de la valorisation de leur patrimoine. Quelles sont-elles ? Saint-Denis dans le nord, Saint-Paul à l’ouest et le duo Saint-Pierre/Saint-Louis au sud. Cet article est tiré de celui publié sur le site Réunion.fr.

Le label « Villes et Pays d’Art et d’Histoire »

Le label « Villes et Pays d’Art et d’Histoire » est attribué par le ministère de la Culture et de la Communication aux communes et communautés de communes qui démontrent à travers leurs actions, une réelle volonté de valoriser leur patrimoine bâti, naturel, industriel et architectural. Pendant 10 ans, les communes réunionnaises de Saint-Denis, Saint-Paul, Saint-Pierre et Saint-Louis vont pouvoir inspirer leurs homologues. Voici les oeuvres d’architecture qui les ont distinguées :

Saint-Pierre

  • L’Hôtel de Ville, ancien magasin de la Compagnie Française des Indes Orientales, dernier exemple d’une construction coloniale de la première moitié du XVIIIe siècle, même s’il a dû être restauré après la Seconde Guerre mondiale
  • La villa Motais de Narbonne (actuelle sous-préfecture), maison bourgeoise typique du courant néo-classique en vogue à La Réunion au milieu du XIXe siècle
  • Le marché couvert dont la construction se situe vers les années 1860
  • Incontournable aussi, la Saga du Rhum, équipement labellisé Qualité Tourisme Réunion, Tourisme & Handicap, qui retrace au cœur de la plus ancienne distillerie de l’île, celle de la famille Isautier(toujours en activité), l’épopée de la canne à sucre et du rhum à La Réunion.

Saint-Louis

  • Le site de l’ancien Moulin à maïs (aujourd’hui salle culturelle) où a lieu chaque année le « baptême couteaux », messe de bénédiction pour la réussite de la campagne sucrière (fête de la canne, balades en charrettes à bœuf)
  • Les cheminées de Gol les Hauts, vestiges des débuts de l’industrie sucrière, classées monuments historiques depuis 2002
  • L’aqueduc du Gol qui ravitaillait en eau la ville dès le début du XIXe siècle
  • Au centre-ville, l’église de Saint-Louis (1853, classée)
  • Notre-Dame-du-Rosaire (1900)
  • La chapelle Notre-Dame du Rosaire, plus ancien monument cultuel de l’île (1734, classée)
  • Le cimetière des Âmes perdues, dédié aux esclaves. Une fresque sur le mur d’enceinte rappelle l’horreur de leur condition.
  • Le temple hindou Pandialé (seul d’Europe à être classé).
  • La sucrerie du Gol est un haut-lieu du tourisme industriel dans l’île.

Saint-Denis

Le chef-lieu de l’île, Saint-Denis a obtenu son label en novembre 2011 .

  • La Préfecture (XVIIIe siècle), ancien magasin colonial et loge du gouverneur (classé)
  • Le Jardin de l’état, ancien jardin d’acclimatation des espèces végétales importées à La Réunion
  • Le Muséum d’Histoire Naturelle, qui abrita le conseil colonial jusqu’à la IIIe République
  • Le quartier militaire, la cathédrale, l’église Notre-Dame de la Délivrance, l’Hôtel de ville au décor Napoléon III unique sur l’île, etc.

Saint-Paul

Saint-Paul, situé dans l’ouest de l’île dans une large baie, est labellisé depuis le 17 novembre 2011.

  • L’hôtel Laçay, la villa Rivière (tous ces bâtiments sont classés)
  • La maison Serveaux (qui devrait abriter le fonds photographique Albany, le plus ancien constitué sur l’île).

Continuons notre découverte du patrimoine architectural de Saint-Denis grâce au site de la ville. Capitale économique de la Réunion, cette ville permet à ses habitants, mais également aux visiteurs de voyager dans le temps.

Notre-Dame de la Délivrance

  • L’église Notre-Dame de la Délivrance est un lieu de pèlerinage catholique qui compte parmi les plus fréquentés de l’île de la Réunion. Elle est le fruit d’un programme de construction cultuelle mis en place au XIXe siècle et témoigne de la diffusion du néogothique dans les colonies françaises. Par exemple, sa façade est de style gothique toscan est encore largement en usage en métropole durant la seconde moitié du XIXe siècle.
  • Construit en moellons de pierre volcanique avec des joints tirés à la pointe, il mesure 46 mètres de long, sur 18 mètres de large. Sa charpente métallique fut commandée aux ateliers Cail, ainsi que les fausses voûtes d’arêtes en tôle et disposées au-dessus de la nef et des bas-côtés.
  • L’édifice, qui abrite encore l’essentiel de son décor (il a bénéficié au début du XXe de la large contribution de deux curés artistes le père Meillorat pour le mobilier liturgique et le père Fulbert pour les peintures) et de son mobilier originel, est de plan allongé.

La Préfecture

  • Avant la construction de la Préfecture, au début du XVIIIe siècle le terrain qu’elle occupe actuellement abritait divers bâtiments en pierre ou en bois servant de logement et de communs au gouverneur et des magasins épars.
  • Tout commence en décembre 1731, lorsque l’ingénieur de la Compagnie Sornay s’exprime : « J’ai le chagrin de voir pour des sommes considérables de marchandises, cafés et autres effets renfermés dans des mauvais magasins de planches couverts de feuilles, exposés à périr ».
  • S’ensuit la construction d’un grand magasin, mais le manque de moyens (brique, chaux et pierre de taille) retarde grandement le projet.
  • Mars 1734, l’ingénieur Charpentier de Cossigny dresse les plans du « Grand magasin de Saint- Denis ». Mahé de La Bourdonnais va accélérer les travaux et optimiser les fonctions du bâtiment.
  • Le projet de « Grand magasin » devient la loge du gouverneur et de certains de ses collaborateurs avec une fortification du bâtiment.
  • C’est à partir du 19e siècle que la Préfecture prend petit à petit son visage actuel, avec des travaux de réfection et d’amélioration sous la supervision de l’ingénieur colonial Gaudin.
  • L’aspect général du bâtiment ne va pratiquement pas changer au cours du 19e siècle si on excepte l’élimination du dôme lors des travaux conduits en 1957 par l’architecte départemental Jean Hébrard.

Le Grand Marché

  • Au tout début, ce sont des étuves en bois qui donnent son nom au nouveau bazar. En 1863, la commune de Saint-Denis rachète le marché qui tombait alors en ruines, au Bureau de Bienfaisance. Il est ensuite reconstruit entre 1864 et 1866. Le chantier sera attribué au constructeur Georges et à l’architecte Péliard, sur concours, fait rare à l’époque.
  • Construit au centre-ville dans l’actuelle rue Maréchal Leclerc, le Grand Marché de Saint-Denis est bordé au nord par cette rue, à l’ouest par la rue Lucien Gasparin (ancienne rue du Canal), à l’est par un petit parking et au sud par diverses constructions. Il fut le premier ouvrage civil en fonte d’art de la colonie.
  • Construit à partir d’éléments préfabriqués, le Grand Marché de Saint-Denis est à l’image de beaucoup de halles construites en Métropole sous le Second Empire. A La Réunion, il s’agit du principal bâtiment conservé (avec le marché couvert de Saint-Pierre et l’Église du Rosaire à la Rivière Saint-Louis), construit à partir de tels éléments modulaires et moulés, avec un important souci du décor.
  • Sa structure métallique est typique des réalisations de la seconde moitié du XIXe siècle.
  • Les halles proprement dites, en fonte et fer forgé, comme les grilles qui les séparent de la rue Maréchal Leclerc, sont recouvertes de tôle.
  • Les halles sont constituées de huit pavillons répartis de part et d’autre de l’allée centrale. L’ensemble est construit en métal, colonnes, pièces d’assemblage, décor en fonte, pannes en acier, couverture en tôle nervurée.
  • La construction de cet édifice s’inscrit en tous les cas dans les réalisations qu’autorisait la prospérité économique de l’île avant 1870. L’importance de la construction, son caractère monumental, le peu de modifications subies depuis son édification ont justifié son inscription à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1997.

Le Jardin de l’État

  • Vers 1761 fut établi par les autorités, un grand jardin d’acclimatation et de naturalisation des plantes étrangères apportées à l’île Bourbon.
  • Victime des grandes crues de la Rivière Saint-Denis, il est transféré sur un terrain appartenant à l’État, plus spacieux et mieux adapté aux cultures d’acclimatation sous la supervision d’Honoré de Crémont.
  • Le jardin d’acclimatation a pour principal objectif d’introduire des plantes de cultures spéculatives et de les diffuser auprès des habitants si les essais s’avéraient concluants. Sa mission est également scientifique, en contribuant à l’accroissement général des connaissances.
  • Il sert aussi de relais à la diffusion de ces plantes dans les autres colonies.
  • Cette vocation d’acclimatation va par la suite et rapidement rentrer en incompatibilité avec l’usage de jardin public affecté à la promenade, aux manifestations festives et foraines. Fonctions principales qui perdurent aujourd’hui.

Le Muséum d’Histoire Naturelle

  • Le Muséum d’Histoire Naturelle est situé dans le jardin de l’État.
  • Il occupe les anciens locaux du Palais législatif construit en 1834 pour abriter le Conseil Colonial jusqu’au début de la IIIe République et la création du Conseil Général.
  • Le bâtiment est construit entre 1835 et 1837 sous la direction de Duval-Pirou, chef du service du Génie militaire afin de recevoir le Conseil Colonial.
  • Sur la façade principale domine un porche monumental composé de quatre colonnes colossales d’ordre toscan soutenant un pignon d’inspiration néoclassique. Il devient Muséum et premier musée crée à la Réunion en 1855.
  • De 12 000 pièces de collection à son ouverture en août 1855, on est aujourd’hui a plus de 60 000 pièces. Le fonds accueille une collection de la faune actuelle et disparue des îles de l’Océan Indien occidental (La Réunion, Madagascar, les Seychelles…), à l’origine essentiellement constituée par son premier conservateur Auguste Lantz.
  • Depuis 1992, une politique d’acquisition et d’échanges menée en particulier avec des musées de la zone Afrique Australe – Océan Indien, a permis de les enrichir de façon notable.

Si vous ne l’avez pas déjà fait, nous vous invitons à découvrir la 1ère partie de notre zoom sur l’architecture de la ville de Saint-Denis.

Continuons cette semaine notre chronologie passionnante sur l’architecture réunionnaise. Pour mémoire, occupée à partir du XVIIe siècle, la Réunion possède une architecture riche, qui a réussi le pari de traverser le temps pour émerveiller aujourd’hui encore. Voici donc la seconde et dernière partie de notre voyage à travers le temps, inspiré du travail d’Anne Mestre, professeur à l’Éducation nationale.

La maison de maître

Signant l’apparition de la varangue : deux types d’influences prédominent dans ce type de construction :

  • L’influence française sur l’architecture réunionnaise, avec un plan rectangulaire, une symétrie des salles autour de la pièce centrale et un toit à quatre pans fortement inclinés,
  • L’influence pondichérienne, avec l’apparition de la varangue. Conçue au départ pour un rôle de protection climatique, la varangue va devenir au XIXe siècle une pièce de vie.

 

La maison de maître d’inspiration néoclassique

A la fin du XVIIIe siècle, le néoclassicisme s’impose dans l’architecture européenne, puis dans les colonies. C’est dans les villes qu’apparaissent les premières maisons néoclassiques. Bâtie au centre de la parcelle, elle est posée sur une terrasse. Sa façade présente une varangue à colonnades inspirée des portiques de l’antiquité gréco-romaine. À l’avant de la maison, on retrouve un jardin d’apparat.

 

 

La maison de maître avec lambrequins

Si le décor néoclassique ennoblit les maisons créoles au XIXe siècle, l’apparition sur les façades à partir des années 1860 des lambrequins constitue l’ultime étape dans l’embellissement des demeures traditionnelles.

 

 

 

Les longères

La main-d’œuvre servile puis engagée vit dans des camps situés à proximité des principales sucreries de la colonie. Ces camps regroupent une population parfois importante, formant de grands villages où se mêlent paillotes, maisons en bois et de longs bâtiments rectangulaires servant de logements : les « longères ». À partir des années 1860-1870, des « longères » désignées aussi sous le nom de « calbanons » apparaissent sur les grandes propriétés sucrières de l’île, pour loger une importante main-d’œuvre bon marché, principalement venue de l’Inde (les engagés). Ces logements sont constitués d’une pièce unique, où toute la famille vit ensemble dans la plus grande promiscuité.

 

Les maisons de villégiature dans les Hauts

Sous l’effet combiné de la mode du thermalisme et de la villégiature de montagne, mais en raison de l’apparition du paludisme à la Réunion, les Hauts de l’île deviennent pour la bourgeoisie créole, à partir du XIXe siècle, un lieu de « changement d’air » durant la saison chaude. Ces maisons sont richement décorées, avec une disposition symétrique des pièces et un jardin d’apparat. La varangue est fermée en raison de la fraicheur du climat des Hauts. Dans les jardins, on trouve des kiosques ou terrasses couvertes de bardeaux et décorées (les guétalis).

 

 

La maison Art Déco créole

Durant les années 1920-1930, la Réunion connaît une nouvelle période de prospérité. De somptueuses demeures créoles apparaissent comme la maison Martin à Saint-André. Le souci de symétrie dans la distribution intérieure des salles est caractéristique de l’architecture créole, souvenir des modèles importés de France au XVIIIe siècle. La façade sur trois niveaux avec son « bow-window » s’inspire quant à elle de l’Art Déco, style alors à la mode en France. Elle est couronnée d’une sorte de belvédère. Tout dans cette demeure n’est que raffinement et élégance, et en fait un chef-d’œuvre de l’architecture créole.

 

Les cases TOMI, SATEC et béton

Pour répondre aux besoins de la population en matière de logements, la case Tomi est lancée dans les années 1960. C’est la première maison à bas coût dont la production est industrialisée. Les Réunionnais accèdent au confort moderne (eau, électricité). Elles sont parfaitement adaptées au climat tropical.

Dans les années 1960-1970, un nouveau matériau est introduit dans la fabrication des logements : le béton. C’est l’ère de la case Satec et de la case béton à étage. Leurs formes sont modernes et représentent aujourd’hui plus de 80 % du patrimoine architectural réunionnais.

 

Saint-Denis est fier de son patrimoine architectural et pour cause, la ville possède un héritage extraordinaire, alimenté depuis l’époque coloniale. Si l’on pense tout de suite aux cases créoles, il ne faut pas s’y méprendre, la capitale de la Réunion abrite des trésors architecturaux du XVIIIe, XIXe, et XXe siècle.

Les différents types de bâtiment d’intérêt architectural de Saint-Denis

Comme expliqué sur le site officiel de la ville, Saint-Denis compte aujourd’hui des :

  • Bâtisses protégées au titre des monuments historiques,
  • Bâtiments d’intérêt architectural « traditionnel »,
  • Bâtiments d’intérêt architectural « 20e siècle »,
  • Bâtisses reconstruites d’aspect traditionnel

Les bâtiments incontournables de Saint-Denis

Parmi les incontournables qui témoignent de la richesse architecturale de Saint-Denis, citons, toujours selon le site officiel de la ville de Saint-Denis :

L’Ancien Hôtel de Ville, inauguré le 21 avril 1860 :

  • Entouré d’une grille en fonte de fer scellée sur un soubassement de pierres de taille,
  • Chaque façade est ordonnancée par onze travées,
  • Ses carreaux de marbre noirs et blancs, chapiteaux et balustres en terre cuite, viennent des fournisseurs du chantier du « Château Morange »,
  • Au premier étage, le grand salon de 300 m² occupe tout le long de la façade sur la rue de Paris

Le bâti militaire, dans le quartier de la Redoute, achevé en 1765 :

  • Il est de plan carré,
  • Ses élévations sont de la forme d’une pyramide tronquée,
  • Les armoiries de la Compagnie des Indes surmontent la porte d’entrée du fortin,
  • Au rez-de-chaussée, le bâtiment est percé de douze meurtrières,
  • Au premier étage les murs de pierres de taille sont percés de huit baies carrées pouvant recevoir des pièces d’artillerie

La villa Deramond :

  • Bâtiment central rectangulaire flanqué de deux pavillons latéraux indépendants
  • La façade à neuf travées est ordonnancée de façon strictement symétrique,
  • Les colonnes de la varangue sont en bois tourné

La villa Carrere :

Son architecture est représentative de l’évolution des demeures créoles entre la fin du XIXe et 1920, période de récession,

  • Le premier niveau est surmonté d’une toiture à quatre pans, percée de lucarnes permettant d’éclairer et d’aérer les chambres situées sous les combles,
  • La varangue est fermée par une menuiserie à petits bois,
  • Les frises de lambrequins décorent les auvents

L’hôtel Joinville :

  • Un corps de bâtiment apparaît sur le plan Chandellier de 1808. Il sert d’hôtel de voyageurs,
  • Les deux corps latéraux seront construits dans le premier quart du XIXe siècle,
  • Edifié en maçonnerie de moellons et de briques avec appareillage de pierres de taille, le bâtiment est composé sur un plan en U,
  • Le corps central est à trois niveaux et se trouve relié aux deux parties latérales par des galeries rythmées de colonnes d’ordre toscan,
  • Il a été successivement un établissement de bains publics et un restaurant ainsi que des bureaux de négoce pour abriter les bureaux de la préfecture depuis 1983

La Cathédrale de Saint-Denis :

  • La première pierre fut posée le 4 novembre 1829 pour être progressivement construite entre 1829 et 1863,
  • Le plan Chandellier de 1808 y fait figurer un lieu de culte, flanqué, à l’arrière, d’un cimetière,
  • La nef principale à deux niveaux sur six travées est séparée des bas-côtés par des arcades en plein cintre, posées sur des pilastres,
  • La large travée centrale aboutit au choeur, lui- même fermé par une abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four et encadrée de deux sacristies,
  • En son centre, un bassin en maçonnerie, évasé dans sa partie supérieure, est augmenté de la remarquable fontaine

Ici se termine la première partie de ce zoom sur l’architecture marquante de la ville de Saint-Denis ! Le second et dernier chapitre vous parlera de Notre-Dame de la Délivrance, la Préfecture, du Grand Marché, du Jardin de l’Etat et du Muséum d’histoire naturelle.

Lire la seconde partie.

Occupée à partir du XVIIe siècle, la Réunion peut être fière de son architecture, y compris si le béton a pris le dessus depuis la fin des années 1940. Aujourd’hui, ces constructions qui ont abrité les premiers habitants de l’île, hommes, femmes, enfants offrent à la jeune génération de Réunionnais un héritage architectural riche. Voici la première partie d’une chronologie de l’architecture réunionnaise signée Anne Mestre, professeur à l’Éducation nationale.

 

La hutte des premiers colons :

C’est la première forme d’habitat réunionnais, dans les années 1660-1670. Les matériaux utilisés répondent à une logique de survie.

 

 

 

 

La paillotte :

Lors de leur installation dans l’île à la fin du XVIIe siècle et dans les premières années du XVIIIe siècle, colons et esclaves bâtissent des maisons à l’aide de troncs et de branches couverts de feuilles récupérées dans les savanes ou les forêts environnantes. Le plan est rectangulaire, la cuisine est extérieure. Ce sont les toutes premières cases de l’île de la Réunion ! L’utilisation de matériaux d’origine végétale dans l’habitat populaire traditionnel perdure jusqu’au milieu du XXe siècle.

 

 

 

 

La case en bois :

Au XVIIIe siècle, tandis que se développe la culture du café et des épices, les colons bâtissent des maisons en bois, reposant sur un vide sanitaire. Ce changement va entraîner le déboisement des forêts de l’île Bourbon, méthode abandonnée par la suite au profit de l’utilisation de bardeaux.

 

 

 

 

La maison des planteurs de café :

Au XVIIIe siècle, les planteurs de café bâtissent des maisons au plan rectangulaire, dit « plan massé », couvertes d’une toiture à quatre pans, ou « toiture à la française ». Ces gros cubes en bois présentent souvent un aspect rustique, au diapason avec la société rurale. À ce propos, le gouverneur Mahé de Labourdonnais avait alors baptisé la Réunion « le grenier des Mascareignes ».

 

 

 

 

La maison pavillon :

Avec une, deux ou trois portes et deux fenêtres, la maison pavillon apparait à la Réunion au XVIIIe siècle. Cette maison avec façade, on la trouve notamment dans quelques bourgs ruraux et villages du sud de l’île. Elle est habitée par la petite bourgeoisie, qui peut ainsi mettre en avant son aisance financière.

 

 

 

 

 

La maison à la française :

Les premiers citadins de la Réunion s’installent à Saint-Paul, Saint-Louis, Saint-Benoît, Saint-Pierre ou encore Saint-Denis et y construisent des maisons rectangulaires avec une façade principale équipée de deux fenêtres, typiques de l’architecture métropolitaine !

Incontournable de l’architecture créole, le lambrequin est un élément décoratif. Il est reconnaissable par sa forme travaillée et sa position. Il est généralement ajourée et fixée en bordure de toit ou encore à la partie supérieure d’une fenêtre. Les lambrequins peuvent être en bois ou en métal et plus ou moins épais. Toutefois, ce que l’on doit retenir, c’est ce travail de découpe méticuleuse qui lui donne ses formes délicates, qui rappellent instantanément la chaleur et la beauté des îles.

Les lambrequins ont commencé à apparaître sur les façades des cases réunionnaises durant la seconde moitié du 19e siècle. Avant cela, de l’autre côté de la planète, c’est à partir de la fin du XVIIe siècle qu’on les trouve sur les faïences de Rouen et de Delft, reprises ensuite par Lille, Strasbourg, etc. Plus tard encore, dans les années 1850, ils décorent les maisons secondaires situées dans les villes balnéaires.

En y regardant de plus près, on se rend compte que les lambrequins se déclinent en différents modèles. Ils représentent surtout des symboles, des plantes, des animaux, des objets, des fleurs ou même des plantes. Prenez le temps d’observer et vous découvrirez ainsi des loups, chèvres, papillons, crabes, liserons, orchidées, diables, lanternes, etc.

Il ne faut pas s’y méprendre, car, si les lambrequins possèdent une forte connotation esthétique, ils remplissent une autre mission. Pour le moins essentielle : grâce à leur positionnement vertical et en terminaison en pic, ils permettent à l’eau de pluie de ruisseler du toit, pour goutter vers le sol. Ils protègent ainsi les façades et les varangues de l’humidité !

Aujourd’hui encore, les lambrequins séduisent à la Réunion, mais dans les îles en général. Ils apportent indéniablement un cachet supplémentaire aux constructions. Si autrefois ils étaient fabriqués en bois et en métal, on en trouve désormais en PCV, une matière qui semble avoir fait ses preuves auprès du public.

 

Particulièrement emblématique de l’architecture réunionnaise, la varangue est pour ainsi dire un espace entre deux eaux. Située entre le jardin et l’intérieur de la case créole, cette pièce sert d’extension, de lieu de passage, d’accueil, mais également de rassemblement. Voici ce qu’il faut retenir sur ce qu’on appelle aujourd’hui un peu moins poétiquement la véranda.

Parmi les incontournables de l’architecture réunionnaise, citons la varangue. Son étymologie est intéressante, puisque ce terme provient du portugais varango (loggia sur l’arrière des galions), mais également du vieux français « varangue ». C’est vers le début du 18e siècle qu’elle commence à épouser harmonieusement les cases les plus cossues. Dans un premier temps, pour protéger les pièces du soleil, tout en exprimant indirectement la richesse des propriétaires, quelle que soit sa forme. Ouverte, fermée, à colonnes, sans colonnes, elle possède autant de visages que de propriétaires.

Inspirée de l’architecture coloniale portugaise, au fil du temps, elle se transforme en pièce à vivre, avec un décor, des meubles en bois et en rotin, dont le fameux fauteuil de repos créole, au dossier canné fortement incliné, des fleurs…de quoi adoucir l’humeur des visiteurs et des propriétaires des lieux.

Varangue, un espace extérieur, mais protégé

Espace rectangulaire, avec de nombreuses ouvertures, la varangue est une galerie couverte située devant la maison créole pour faire office de façade, tandis qu’elle est ornée de lambrequins. Dans certains cas, elle peut s’étendre sur deux côtés ou faire le tour de la bâtisse. Quoi qu’il en soit, sa fonction est de permettre à ses occupants de se protéger de la pluie, du vent et du soleil.

Prolongement du salon, mais également du jardin, il y règne une atmosphère apaisante, fraîche, grâce à sa disposition en enfilade. Disposée de manière à laisser passer l’air, il fait bon s’y assoir, quelle que soit l’heure de la journée.

Aujourd’hui la varangue est plus communément appelée véranda. D’ailleurs, son installation est soumise à réglementation (déclaration préalable de travaux, demande de permis de construire etc.). Vous pouvez prendre connaissance des différentes dispositions auprès des autorités de votre lieu de résidence. S’ajoute à cela une incidence fiscale, la véranda étant considérée comme une extension de la surface habitable.