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Le montage d’un dossier de financement immobilier peut ressembler à un parcours du combattant. Entre les directives du HCSF et la sélectivité des banques réunionnaises, le stress du refus est légitime. Pourtant, selon les dernières données publiées par l’IEDOM et les observateurs du marché, les taux moyens se situent autour de 3,3% à 3,7% sur 20 ans, ce qui rend le marché dionysien et côtier particulièrement attractif en 2026.

L’enjeu n’est pas seulement d’avoir les revenus, mais de prouver votre stabilité financière sur le long terme. Si vous craignez que votre dossier soit jugé trop complexe, voici les points clés à connaître pour renforcer votre capacité d’emprunt en 2026, tout en respectant les règles du HCSF et les pratiques des banques réunionnaises.

Si vous prévoyez des visites, ne vous lancez pas sans avoir défini votre enveloppe budgétaire. IFF Transaction vous oriente vers les bons interlocuteurs, votre banquier ou un courtier partenaire, pour que votre dossier de financement soit solide avant la première offre.

1. Les derniers chiffres clés du marché réunionnais

Pour éviter de visiter pour rien, il faut connaître les réalités actuelles du crédit à La Réunion, telles que définies par le HCSF et observées par l’IEDOM :

  • Taux d’endettement : le plafond fixé à 35% de vos revenus, assurance incluse, sert de référence maximale conformément aux recommandations du HCSF applicables début 2026, même si certaines banques peuvent exceptionnellement déroger pour des dossiers très solides, sous validation de la gouvernance du groupe.
  • Apport personnel : pour une résidence principale, prévoyez généralement 10% à 15% du prix du bien ; pour un investissement locatif, les banques sont souvent plus exigeantes et demandent couramment entre 10% et 20%, selon le profil de l’emprunteur et le produit bancaire.
  • Bonne nouvelle : selon l’IEDOM, les taux de l’habitat à La Réunion sont en baisse constante depuis fin 2025 et se situent désormais à des niveaux particulièrement compétitifs sur 15 à 20 ans.

2. Les 3 piliers d’un dossier « béton »

La banque cherche un salaire ainsi qu’un comportement bancaire rassurant.

  • Une gestion irréprochable : présentez vos 3 derniers relevés de comptes, en veillant à ce qu’aucun incident répété, découvert non autorisé ou crédit à la consommation non soldé ne figure dans votre historique, ce qui renforce la perception de stabilité de la banque.
  • L’épargne résiduelle : c’est l’un des signaux forts des dossiers 2026. Montrez qu’après l’achat, il vous reste un “matelas de sécurité” financier, ce qui démontre votre capacité à faire face aux imprévus sans fragiliser vos mensualités, un critère de plus en plus attendu par les banques locales.
  • Le chiffrage précis : si vous achetez dans l’ancien avec travaux, évitez les estimations approximatives. Fournissez des devis détaillés et un calendrier clair, ce qui facilite la validation de votre projet par la banque, notamment dans le cadre des travaux de rénovation ou de VEFA.

3. Le Prêt à Taux Zéro (PTZ)

Pour les primo‑accédants à La Réunion, le PTZ sur le neuf reste un des outils publics les plus performants. Il permet de couvrir une part significative de l’achat et de réduire mécaniquement votre besoin d’emprunt bancaire classique, ce qui améliore la probabilité d’acceptation de votre dossier, sous réserve de respecter les conditions d’éligibilité (ressources, zone, type de logement, etc.).

4. L’erreur à éviter : avancer seul

Le stress du refus vient souvent d’un dossier mal structuré avant même d’arriver en banque. Le rôle d’IFF Transaction est de valider avec vous la cohérence immobilière de votre projet (choix du bien, enveloppe travaux, potentiel de revalorisation).

Une fois cette base solide établie, vous pouvez vous diriger vers les professionnels adéquats, banques ou courtiers experts du marché réunionnais, pour transformer cette intention en offre de prêt concrète.


FAQ Express

Quel est l’apport minimum pour acheter à La Réunion en 2026 ?

Comptez au minimum 10 % du prix du bien pour couvrir les frais de notaire, les garanties et les éventuels travaux, même si un apport de 15% facilite généralement la négociation du taux et la capacité d’emprunt, notamment pour une résidence principale.

Puis-je emprunter sur 30 ans ?

La durée maximale autorisée, selon les règles du HCSF, reste fixée à 25 ans, avec une extension possible jusqu’à 27 ans dans certains cas spécifiques (notamment VEFA ou gros travaux de rénovation), à condition de justifier la durée de remboursement en cohérence avec votre âge et votre projet professionnel.

Les banques locales prennent-elles en compte le coût de la vie au 974 ?

Oui, l’analyse du “reste à vivre” est primordiale à La Réunion. Les banques prennent en compte le niveau de revenus, le coût de la vie locale, les charges fixes et les autres dettes récurrentes, ce qui correspond à la logique de “reste à vivre” encouragée par le HCSF, afin de s’assurer que votre quotidien ne sera pas fragilisé par le remboursement du prêt.

Faites appel à IFF Transaction pour valider votre stratégie d’achat.


À propos de IFF Transaction

IFF Transaction est votre agence immobilière indépendante basée à La Saline-les-Bains. Depuis plus de 10 ans, nous mobilisons notre connaissance du terrain pour sécuriser vos projets, vous accompagner dans vos recherches et vous orienter vers les professionnels du financement adaptés à votre situation au 974.


Sources de cet article :

La réussite de votre premier achat à Saint-Denis repose sur votre capacité à décrypter les mutations urbaines. Selon les dernières études de marché, le prix médian au m² dans la commune se situe entre 2 600 € et 2 900 €, ce qui rend les micro‑marchés particulièrement intéressant pour anticiper une éventuelle valorisation future.

Si vous prévoyez des visites à Saint-Denis, ne vous contentez pas d’apprécier la vue. Faites‑vous accompagner par IFF Transaction pour une analyse stratégique de l’emplacement et achetez en anticipant les évolutions urbaines du secteur.

1. Sainte-Clotilde, la valeur refuge des actifs

Sainte‑Clotilde figure parmi les secteurs les plus dynamiques pour les typologies T2/T3 à Saint‑Denis. Selon les dernières estimations, les prix se situent autour de 2 500 à 2 850 €/m², ce qui offre un bon équilibre entre accessibilité et qualité de services.

  • Pourquoi ça monte : les travaux d’apaisement routier sur la RN2 et la sécurisation des axes vers le centre-ville (PLU 2024-2026) augmentent l’attractivité résidentielle.
  • Le micro-marché : ciblez les zones autour de Lacroix et Muscadier. Plus calmes que le cœur de quartier, elles affichent des prix souvent environ 10 % inférieurs, tout en bénéficiant d’un potentiel de revente comparable grâce à la proximité de l’université et des transports.
  • L’atout : une demande locative particulièrement soutenue, qui facilite une éventuelle revente ou conversion en location, notamment grâce à  la gestion locative à La Réunion. Le succès de la transformation de l’hypercentre (rues Jean Chatel et Sainte‑Marie) sert de point de référence. La ville étend progressivement ce type de dispositifs de verdissement et de sécurisation vers les axes de Sainte‑Clotilde, ce qui contribue à renforcer l’attractivité résidentielle du secteur.

2. Le Moufia, le carrefour stratégique

Le Moufia est une zone de transition entre les facultés et les hauteurs, avec une position stratégique entre Sainte‑Clotilde, le centre-ville et les quartiers résidentiels. Les prix y restent attractifs, se situant autour de 2 400–2 700 €/m², ce qui place le Moufia en dessous de la moyenne de la commune pour les appartements.

  • Signal de valorisation : l’intégration du quartier dans le réseau de transports performants facilite l’accès au centre-ville sans les inconvénients du trafic littoral.
  • Opportunité : les résidences de T2/T3 compacts y sont nombreuses. C’est le quartier idéal pour un actif travaillant dans le secteur public ou les services.

3. La Bretagne ou le pari de la requalification

La Bretagne présente l’une des marges de progression les plus visibles de la commune, avec des prix oscillant entre 2 300 € et 2 600 €/m², soit en dessous de la moyenne de la ville.

  • Reconversion : le quartier bénéficie de programmes de réhabilitation urbaine, soutenus par la commune et parfois par des dispositifs nationaux, visant à améliorer la sécurité et la qualité des espaces publics.
  • Le conseil IFF : ne négligez pas les rues secondaires autour de la Mairie de La Bretagne. C’est dans ces secteurs qu’il est particulièrement intéressant de comparer l’achat dans l’ancien ou dans le neuf, ce qui permet de maximiser le potentiel de revalorisation future.

4. Bellepierre pour l’investissement patrimonial

Bellepierre offre un cadre de vie résidentiel proche d’un “village”, avec une vue généralement dégagée, tout en restant connecté au centre‑ville et aux principaux axes de transport. Les appartements s’y négocient autour de 2 680 €/m², ce qui reste légèrement inférieur ou proche de la moyenne de la ville, selon les sources.

  • Le signal fort : le PLU communal prévoit une densification modérée, privilégiant la rénovation de l’ancien et la création de petites résidences qualitatives, ce qui renforce la dimension patrimoniale du quartier.
  • Profil : parfait pour un premier achat long terme. C’est d’ailleurs un quartier plébiscité par ceux qui font le choix d’acheter un logement à distance pour préparer leur installation au chef-lieu en toute sérénité.

Avant de vous lancer dans les visites, gardez en tête que le coup de cœur ne doit pas occulter la technique. Consultez nos 5 points clés à vérifier dans l’ancien pour sécuriser l’état réel du bâti avant de signer.


FAQ Express

Est-il trop tard pour investir à Saint-Denis en 2026 ?

Le marché est entré dans une phase de maturité, mais des opportunités restent possibles, notamment dans les quartiers en cours de requalification comme La Bretagne, où la marge de progression apparaît encore visible selon les études de marché.

Quel quartier offre la meilleure revente rapide pour un T2 ?

Sainte‑Clotilde (Centre ou proximité de l’Université) figure parmi les secteurs les plus liquides pour les T2, grâce à la forte demande de résidence principale et à la proximité de l’université.

Comment éviter d’acheter « trop cher » ?

Vérifiez systématiquement les projets d’urbanisme environnants. Les quartiers où la ville investit dans la voirie, les écoles ou les espaces publics sont généralement ceux où les biens bénéficient d’une évolution plus favorable du prix au m².

Faites appel à IFF Transaction pour valider votre stratégie d’achat.


À propos de IFF Transaction

IFF Transaction est votre agence immobilière indépendante basée à La Saline-les-Bains. Depuis plus de 10 ans, nous mobilisons notre connaissance du terrain pour sécuriser vos projets et évaluer l’état réel des bâtis sur toute l’île.


Sources de cet article :

L’achat d’un logement à La Réunion nécessite de bien préparer son financement. Entre le coût élevé de l’immobilier sur certaines zones et les spécificités bancaires de l’outre-mer, sélectionner la bonne banque et le bon compte peut faire une réelle différence sur le coût total de votre crédit immobilier. IFF Transaction, agence immo 974 à la Saline-les-Bains, vous explique tout.

Comprendre les profils bancaires et leurs frais

Selon les banques locales, les frais annuels peuvent varier fortement selon le type de client. Trois profils sont généralement utilisés :

  • Jeune : moins de 28 ans, besoins bancaires simples (carte classique, quelques retraits et paiements hors zone euro).
  • Classique : opérations plus fréquentes, incidents de paiement occasionnels.
  • Premium : cartes haut de gamme, nombreuses opérations internationales et assurance des moyens de paiement.

À La Réunion, certaines banques se distinguent par leurs tarifs avantageux :

  • Pour les Jeunes, la Caisse d’Épargne CEPAC propose un coût annuel de seulement 24 €, contre plus de 50 € pour certaines autres enseignes.
  • Pour le profil Classique, La Banque Postale s’impose avec 156,40 € par an, permettant de réduire considérablement les charges bancaires.
  • Pour les Premium, la Caisse d’Épargne CEPAC et le Crédit Agricole La Réunion Mayotte offrent des frais annuels inférieurs à 200 €, bien en dessous de la moyenne locale qui s’élève à 232 €.
  • Ces différences ne sont pas négligeables : un choix judicieux de banque peut libérer du budget pour rembourser plus rapidement votre crédit ou couvrir les frais annexes (assurance, garantie, notaire).

La localisation compte

Certaines banques, comme BNP Paribas, sont présentes uniquement à La Réunion et pas à Mayotte. Vérifier la présence locale de votre banque est essentiel pour faciliter la gestion de votre compte et la négociation de votre prêt immobilier. Cela peut aussi éviter des frais supplémentaires liés aux opérations hors réseau.

Optimiser son crédit immobilier

Avant de souscrire un prêt, il est important de comparer non seulement les taux d’intérêt mais aussi les frais bancaires annuels et les offres de comptes adaptés. Pour un jeune emprunteur, choisir un compte à frais réduits peut faire économiser plusieurs centaines d’euros sur la durée d’un prêt de 20 ans. Pour un emprunteur Premium, un compte avec frais maîtrisés permet de dégager plus de marge pour les mensualités ou pour un remboursement anticipé.

Il est également conseillé de surveiller les promotions ou primes d’ouverture proposées par les banques en ligne ou locales, qui peuvent offrir jusqu’à 270 € de bonus ou des taux boostés sur certains produits d’épargne. Ces avantages peuvent contribuer à réduire le coût global de votre projet immobilier.

Comparer les offres et préparer son dossier

Pour maximiser vos chances d’obtenir un crédit avantageux :

  1. Comparer les banques selon votre profil et vos besoins.
  2. Tenir compte des frais annuels pour le choix du compte courant, cartes et opérations internationales.
  3. Préparer un dossier solide avec apport personnel, justificatifs de revenus et situation professionnelle stable.
  4. Profiter des taux avantageux actuels et des dispositifs incitatifs proposés par certaines banques.

À La Réunion, le marché immobilier reste tendu, surtout dans les zones attractives comme Saint-Paul ou Saint-Leu, où les prix ont fortement augmenté ces dernières années. Choisir une banque adaptée permet de sécuriser son financement tout en limitant les coûts annexes.

Frais bancaires à La Réunion : quel établissement choisir pour préparer votre crédit immobilier ?

Avant de souscrire un crédit immobilier à La Réunion, il faut prendre en compte le coût des services bancaires. Les frais annuels peuvent varier selon la banque et le profil du client, ce qui impacte directement le budget global de votre projet. Le tableau ci-dessous présente les établissements les plus avantageux pour différents profils, afin de vous aider à choisir la solution la plus économique.

Banque / Profil Jeune (moins de 28 ans) Classique Premium Conseil pour crédit immobilier
Caisse d’Epargne CEPAC 24 € 166,90 € 190,90 € Bon choix pour les jeunes et les profils Premium ; bonnes offres de prêts immobiliers locaux et suivi personnalisé.
Crédit Agricole La Réunion Mayotte 27,40 € 166,30 € 192 € Solide réseau à La Réunion ; taux de crédit compétitifs et services adaptés pour emprunteurs.
BRED Banque Populaire La Réunion 33,60 € 216,28 € 258,88 € Plus chère pour tous les profils ; utile si vous souhaitez un accompagnement personnalisé ou des produits spécifiques.
La Banque Postale Outre-Mer 39,20 € 156,40 € 203,40 € Profil Classique très avantageux ; offre souvent des prêts à taux fixes et facilités pour primo-accédants.
BNP Paribas Réunion 49 € 201,38 € 287,63 € Tarifs élevés ; intéressant surtout pour clients déjà fidèles ou cherchant des produits haut de gamme.
Banque Française Commerciale Océan Indien 50,20 € 196,90 € 260,50 € Tarifs élevés ; peu d’avantages pour les primo-accédants, mais présence locale solide.
Moyenne locale 37,23 € 232,22 €

Résumé pour un emprunteur immobilier :

Si vous êtes jeune ou Premium, privilégiez CEPAC pour limiter les frais et bénéficier de conseils sur les prêts.

Pour un profil Classique, La Banque Postale offre le meilleur ratio frais / service pour un crédit immobilier.

Vérifiez toujours l’implantation et la disponibilité des conseillers locaux, surtout si vous envisagez un suivi régulier pour votre prêt.

Conclusion : un choix stratégique pour réussir son projet

Souscrire un crédit immobilier à La Réunion ne se limite pas à négocier un taux d’intérêt : il faut aussi considérer les frais bancaires, le type de compte et la présence locale de la banque. Les établissements comme la Caisse d’Épargne CEPAC, le Crédit Agricole La Réunion Mayotte ou La Banque Postale offrent des solutions adaptées selon le profil du client, permettant de réduire significativement le coût global du financement. Bien anticiper ces aspects vous donne les meilleures chances de concrétiser votre projet sereinement et d’optimiser votre budget immobilier.

Pour maximiser vos chances de succès, il est également conseillé de vous entourer de professionnels locaux. IFF Transaction accompagne les acheteurs et investisseurs à La Réunion, en proposant un accompagnement complet : recherche de bien, estimation, conseils sur le financement et gestion locative. Bien anticiper ces aspects vous permet de concrétiser votre projet sereinement et d’optimiser votre budget immobilier.

Source de cet article :

La Réunion : le classement des banques les moins chères

Si vous envisagez de souscrire un crédit immobilier, la durée de l’emprunt constitue un élément capital. Ce choix, bien qu’il puisse sembler secondaire par rapport au taux d’intérêt ou aux frais de dossier, a une influence directe sur le coût total de votre crédit. Mal choisie, la durée d’un prêt peut entraîner des mensualités trop lourdes ou un coût global trop élevé. Dans cet article, IFF Transaction revient sur les facteurs qui influencent le choix de la durée idéale pour un crédit immobilier, les avantages et inconvénients d’un prêt à long terme, ainsi que des conseils pour bien choisir la durée qui correspond à votre situation.

La durée du prêt immobilier : un élément déterminant du coût global

La durée d’un prêt pour l’achat d’un logement peut varier entre 5 ans et 25 ans. Plus la durée du crédit est longue, plus vous paierez d’intérêts. En revanche, la mensualité sera réduite, ce qui peut sembler attractif pour ceux qui préfèrent alléger leur budget mensuel. Cependant, un emprunt plus long augmente le coût total de l’emprunt en raison des intérêts supplémentaires accumulés sur la durée du prêt. L’équilibre entre le montant des intérêts et le montant des mensualités est essentiel pour déterminer la durée optimale de votre crédit immobilier.

Le calcul du coût total du crédit

Prenons un exemple concret pour illustrer ce point. Imaginons que vous souhaitiez emprunter 150 000 € à un taux d’intérêt de 2,65 % pour un prêt de 15 ans. Vous paierez une mensualité de 1 010,81 €, soit un coût total du crédit de 31 945,80 €. Si vous allongez la durée du prêt à 20 ans, la mensualité passera à 813,25 €, mais le coût total du crédit grimpe à 45 179,87 €. Enfin, pour une durée de 25 ans, la mensualité descend à 699,67 €, mais le coût total s’élève à 59 900,87 €.

Cet exemple montre que, même si la mensualité est plus basse pour les durées plus longues, le coût total du crédit augmente de manière significative. L’augmentation des intérêts est un facteur à prendre en compte lors de la définition de la durée du prêt.

L’importance de votre capacité de remboursement

Le choix de la durée de votre crédit doit avant tout être basé sur votre capacité de remboursement. En effet, il est essentiel de déterminer quel montant vous pouvez consacrer chaque mois au remboursement de votre emprunt, sans mettre en péril votre équilibre financier. En règle générale, les banques ne souhaitent pas que le montant des mensualités dépasse 35 % de vos revenus, assurance emprunteur incluse.

Cela signifie que la durée de votre crédit dépendra en grande partie de vos revenus mensuels et de votre capacité à faire face à ces remboursements. Par exemple, si vous avez un revenu confortable, vous pourrez choisir une durée plus courte, ce qui vous permettra de réduire le montant total des intérêts payés. À l’inverse, si vos revenus sont plus modestes, une durée plus longue vous offrira des mensualités plus faibles, mais au prix d’un coût total du crédit plus élevé.

Peut-on modifier la durée du prêt immobilier en cours ?

Dans certains cas, vous pourrez ajuster la durée de votre prêt immobilier après sa souscription. Deux solutions principales permettent de le faire.

La modulation des échéances

La plupart des contrats de prêt immobilier prévoient la possibilité de moduler les mensualités, généralement après la première année. Vous pourrez ainsi soit augmenter vos mensualités pour raccourcir la durée de votre emprunt, soit les diminuer pour allonger la durée de remboursement. Cependant, cette option est souvent soumise à certaines conditions (variation limitée à 30 % de la mensualité de base, nombre limité de modifications par an, etc.).

Le remboursement anticipé

Si vous disposez de fonds supplémentaires, vous pouvez choisir de rembourser partiellement ou totalement votre crédit avant son terme. Cette option vous permet de réduire la durée de l’emprunt, mais attention, les banques appliquent souvent des pénalités de remboursement anticipé, généralement plafonnées à 3 % du capital restant dû ou à 6 mois d’intérêts.

Quelle est la durée idéale pour un crédit immobilier ?

Il n’existe pas de durée « idéale » universelle, car elle dépend entièrement de votre situation personnelle et de vos projets financiers. Toutefois, l’objectif principal est de trouver un juste milieu entre des mensualités qui restent abordables et un coût total du crédit raisonnable.

Des prêts à courte durée : plus de mensualités, mais moins de coût

Si vous avez une capacité d’emprunt suffisante et souhaitez limiter les intérêts payés, un crédit à court terme (par exemple 10 à 15 ans) est un excellent choix. Certes, les mensualités seront plus élevées, mais vous réduirez considérablement le montant des intérêts, ce qui vous permettra de réaliser des économies substantielles sur le long terme.

Des prêts à longue durée : des mensualités allégées, mais un coût élevé

À l’inverse, si vous préférez des mensualités plus légères, optez pour une durée plus longue (20 à 25 ans). Cependant, gardez à l’esprit que le coût total du crédit sera beaucoup plus élevé en raison des intérêts supplémentaires. Cette solution est surtout adaptée si vous avez un budget serré ou si vous prévoyez des projets futurs nécessitant une capacité d’emprunt supplémentaire.

Les avantages et inconvénients d’un crédit à longue durée

Les avantages :

Mensualités réduites : cela permet d’alléger votre budget mensuel et d’avoir plus de flexibilité financière.

Capacité d’endettement plus importante : en allongeant la durée de votre prêt, vous pouvez emprunter plus pour financer des projets supplémentaires, ce qui peut être utile pour un investissement locatif ou un achat immobilier supplémentaire.

Les inconvénients :

Coût total du crédit plus élevé : en raison des intérêts supplémentaires accumulés, vous finirez par payer beaucoup plus que le montant emprunté.

Risque d’endettement plus important : un crédit à long terme peut entraîner un taux d’endettement plus élevé et une pression financière accrue sur le long terme.

La durée maximale d’un crédit immobilier

En France, la durée maximale d’un crédit immobilier est fixée à 25 ans. Cette limite a été instaurée pour éviter des situations de surendettement et garantir la solvabilité des emprunteurs. Les autorités financières, telles que le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) et l’ACPR, surveillent de près le respect de cette règle.

Comment bien choisir la durée de son prêt immobilier ?

En définitive, la durée idéale d’un crédit immobilier dépend de vos objectifs et de votre capacité de remboursement. Si vous pouvez assumer des mensualités plus élevées, choisissez une durée courte pour réduire le coût global du crédit. Si vous préférez des mensualités plus légères, optez pour une durée plus longue, mais soyez prêt à payer plus d’intérêts. Utilisez des simulateurs et demandez des conseils pour bien évaluer vos capacités d’emprunt et le coût total. Enfin, comparez les offres des différents établissements financiers, car les conditions de prêt peuvent varier.

Source de cet article :

Tout savoir sur la durée d’un prêt immobilierempruntis.com

Dans le cadre d’un prêt immobilier à taux d’intérêt variable, ce dernier varie en fonction de l’évolution d’Euribor, un indice de référence : il peut donc évoluer à la hausse, ou à la baisse. Par conséquent, les remboursements varient. Si vous hésitez entre cette option et le taux d’intérêt fixe, voici des éléments à prendre en considération pour faire le choix le plus pertinent en fonction de vos besoins et de vos moyens financiers.

Quels sont les avantages d’un crédit immobilier à taux variable ?

Si vous êtes à la recherche d’un cadre flexible en ce qui concerne votre crédit immobilier, le taux variable est l’option la plus adéquate. En effet, avec un prêt à taux variable, votre taux d’intérêt peut augmenter ou diminuer automatiquement tout au long de la durée du prêt.

Les points clés du crédit immobilier à taux variable

Un prêt immobilier à taux variable peut vous permettre de rembourser votre prêt plus rapidement en profitant de la baisse des taux d’intérêt et en continuant à payer les mêmes remboursements lorsque les taux baissent.

Lorsque les taux d’intérêt augmentent, la banque peut augmenter le remboursement.

L’emprunteur doit avoir la certitude d’avoir le budget nécessaire pour suivre financièrement l’évolution des taux d’intérêt, lorsqu’ils sont en hausse.

Les taux de référence pouvant atteindre des niveaux extrêmement élevés, la plupart des taux variables sont plafonnés afin de protéger les emprunteurs. Attention cependant, les plafonds eux-mêmes peuvent à leur tour être fixés à des niveaux élevés.

Les emprunteurs peuvent négocier auprès de la banque afin que la totalité ou une partie de la hausse du taux soit étalée sur la durée de votre prêt, ceci pour éviter une augmentation brutale des mensualités.

Le remboursement anticipé d’un crédit immobilier à taux d’intérêt variable n’est pas, en général, soumis à des pénalités.

Avant de signer un contrat de crédit immobilier, il faut prendre le temps de rechercher s’il inclut une clause permettant de passer d’un taux variable à un taux fixe en cas de forte hausse des taux du marché.

Comment choisir entre un taux variable et un taux fixe ?

Avant de contracter votre crédit immobilier, prenez le temps pour faire le point sur votre situation financière personnelle et les spécificités de votre emprunt. En examinant ces éléments, vous parviendrez à décider entre un crédit à taux fixe ou variable.

Gardez également en tête que le taux d’intérêt ne représente qu’une partie du coût total d’un prêt. D’autres facteurs, comme la durée du prêt, les frais du prêteur et les frais de gestion, contribuent également à la dépense globale.

Est-il possible de passer d’un taux d’intérêt variable à un taux fixe ?

Certains contrats de crédits à taux variable, une clause permet à l’emprunteur de passer après un certain nombre d’années de remboursement à un taux fixe, à la date d’anniversaire du contrat. Si vous souhaitez mettre cette clause en application, demandez tout simplement à votre banque ou organisme prêteur de faire le nécessaire.

Difficile pour beaucoup d’acheter un bien immobilier uniquement grâce à ses économies, aussi, il n’est pas rare qu’un acquéreur finance son achat grâce à un crédit bancaire. D’ailleurs, selon Statista.com, « en 2019, on a eu recours à environ 321 800 prêts immobiliers pour l’achat de presque 200 000 résidences principales dans le neuf en France. » Quant à « la part des ménages ayant un crédit immobilier » elle « a augmenté de plus de 2 %. En 2001, 29,1 % des ménages français avaient au moins un prêt immobilier et ce taux a atteint 31,4 % en 2020. ». Si vous projetez de vous lancer dans l’achat immobilier pour constituer votre résidence principale ou encore votre résidence secondaire, voici les différents types de prêts existants.

Qu’est-ce qu’un crédit immobilier ?

Toujours selon Statista.com, « Les crédits ou prêts immobiliers, aussi appelés « crédits à l’habitat », sont des sommes d’argent octroyées par des sociétés de financement ou des établissements de crédit (en somme des organismes prêteurs) à des ménages (particuliers et/ou entrepreneurs individuels), c’est-à-dire des emprunteurs, qui souhaitent acquérir ou construire un bien immobilier. Par ailleurs, d’après la Banque de France, tout prêt immobilier de plus d’un an reçoit l’inscription d’« hypothèque ».

Ajoutons que le prêt immobilier se rembourse généralement sur 10 à 25 ans, et qu’il peut couvrir la totalité de l’acquisition, à moins que l’acheteur ne souhaite inclure son apport personnel.

S’agissant d’un crédit, il vient avec des coûts appelés Taux d’annuité effectif global ou TAEG, qui regroupe le taux d’intérêt du crédit, l’assurance emprunteur et les frais de dossier.

Les prêts immobiliers existants

En fonction de vos besoins, de votre apport personnel, de votre projet immobilier, voici les types de prêts (non aidés) que vous pouvez demander :

Le prêt relais

Le prêt relais est n’est pas un prêt amortissable, c’est-à-dire que son remboursement ne fait pas l’objet d’un échéancier. Il s’adresse aux propriétaires dont le bien est en vente tandis qu’ils souhaitent en acheter un autre.

Le prêt amortissable

Son remboursement est réparti sur plusieurs mois, assuré par l’emprunteur, qui paie un montant fixe. Ce type de crédit est idéal pour les acquéreurs ayant un revenu régulier.

Le prêt in fine

Ici, l’emprunteur rembourse mensuellement l’intérêt, qui est perçu par l’établissement prêteur. Une fois le remboursement de l’intérêt arrivé à terme, il doit rembourser la totalité du capital emprunté, en une seule fois ! Vous pouvez recouvrir à ce type de prêt si vous avez la possibilité d’épargner tout en remboursant l’intérêt ou alors si vous louez le bien.

Le prêt progressif

Il s’agit d’un crédit à taux fixe, mais dont le montant des mensualités augmente au fil du remboursement. À choisir si, par exemple, vous êtes certain d’avoir régulièrement des augmentations de salaire.

Le prêt dégressif

À l’opposé du prêt progressif, ici, le montant des mensualités diminue au fil du temps. Pour cela, les échéances de départ sont relativement élevées.

Le prêt à taux variable

Ici, le montant des intérêts est susceptible de varier au diapason du taux de référence. Chaque mensualité sera donc différente.

On entend très souvent dire qu’il est difficile d’avoir un crédit immobilier une fois à la retraite. Or, les raisons ne manquent pas de vouloir investir son argent dans la pierre, d’autant plus que la qualité de vie a connu une nette amélioration, sans parler de l’allongement de sa durée ! Si vous avez 60 ans et plus, que vous êtes à la retraite, voici comment préparer votre demande de financement.

Quel est l’âge maximal pour obtenir un bien immobilier lorsqu’on est à la retraite ?

Aucune loi n’interdit aux personnes à la retraite de demander un crédit immobilier destiné à financer l’achat d’une maison, d’un appartement, d’un studio, etc. Néanmoins, il est vrai que les conditions d’obtention sont différentes et que la plupart des établissements bancaires préfèrent une fin de remboursement avant les 80 ou 85 ans de l’emprunteur.

Pourquoi les banques prêtent-elles difficilement aux retraités ?

Devant la question de la capacité de remboursement, la banque préfère des emprunteurs dont les revenus n’ont pas encore atteint leur plafond maximal.

Ajoutons à cela le taux de l’assurance emprunteur qui devient plus élevé, du fait de la survenue possible de problèmes de santé chez l’emprunteur. Additionné aux diverses dépenses engendrées par le crédit immobilier, le coût total du crédit peut gonfler et dépasser le taux d’usure, que les banques n’ont tout simplement pas le droit de dépasser.

Voici les taux d’usure pour l’année 2021 – source La Banque de France

Comment obtenir un crédit immobilier lorsqu’on est retraité ?

Voici comment préparer un dossier d’emprunteur solide afin d’obtenir un crédit immobilier si vous êtes à la retraite et que vous souhaitez acheter un bien :

Préparez un montant d’apport personnel suffisant

Si généralement les banques demandent environ 10 % du prix du bien en apport personnel, dans le cas des demandeurs déjà à la retraite, ce taux augmente à 30 % environ.

Une durée d’emprunt plus courte

Il existe aujourd’hui des crédits immobiliers étalés sur plusieurs décennies. Or dans le cas des retraités, les banques proposent généralement entre 10 et 15 ans tout au plus. Comme expliqué plus haut, il est préférable que le crédit soit remboursé avant les 80 à 85 ans de l’emprunteur.

Une assurance emprunteur plus ou moins obligatoire

La loi n’oblige pas les consommateurs à souscrire une assurance emprunteur, néanmoins, dans le cas des emprunteurs retraités, il peut arriver que les organismes financiers exigent une telle garantie. Ceci est d’autant plus vrai dans le cas où le demandeur affiche des antécédents médicaux.

Bon à savoir : la loi Lagarde permet de se tourner vers une assurance extérieure aux groupes bancaires, alternative qui peut se révéler intéressante en termes de couverture et de taux.

L’accession à la propriété présente de nombreux avantages, toutefois, avant d’être propriétaire, il faut souvent passer par la demande d’un crédit immobilier. L’obtention de ce dernier est soumise à plusieurs conditions, notamment le reste à vivre, qui doit être suffisant afin que l’acquéreur puisse honorer le remboursement de son crédit chaque mois, mais également ses autres dépenses sans se retrouver dans l’embarras financièrement.

Le reste à vivre, de quoi s’agit-il ?

On qualifie de reste à vivre la somme qu’il reste chaque mois sur votre compte ou en liquide après le paiement de la mensualité du crédit immobilier. À cette somme, on soustrait 67 % aux 33 % de taux d’endettement.

Le reste à vivre est un minimum légal, qui permet à un foyer d’honorer ses dépenses de tous les jours, depuis les dépenses alimentaires, en passant par les loisirs, l’habillement, impôts sur le revenu, crédits en cours, etc.

Différent du taux d’endettement, le reste à vivre varie en fonction du revenu, aussi, une personne dont les revenus mensuels sont bas, ne devra pas dépasser les 33 % de taux d’endettement maximum, donc respecter scrupuleusement son reste à vivre.

Comment connaître mon reste à vivre ?

Pour calculer le reste à vivre, il faut soustraire la somme consacrée chaque mois au remboursement de crédit immobilier aux revenus mensuels (provenant du salaire, des revenus fonciers ou de la pension de retraite) :

Un foyer qui perçoit 3000 euros de revenus mensuels possède un taux d’endettement de 33 % soit 990 euros, donc : 3000 € – 990 € = 2 010 € de reste à vivre.

Attention, les revenus élevés peuvent négocier leur taux d’endettement à la hausse auprès de leur banque !

Comment augmenter le reste à vivre ?

La banque étant particulièrement sensible à la question du reste à vivre des candidats au crédit immobilier, il est important de présenter des informations qui vont convaincre.

Faites le point sur les postes de dépense que vous pouvez optimiser afin de réduire la facture : électricité, voiture, crédits, repas pris dehors, il est toujours possible de dépenser « mieux » son argent sans ressentir de la frustration ni se priver !

Optimiser son reste à vivre : la règle du 50/20/30

Après chaque remboursement de votre crédit immobilier, la somme restante va servir à payer les dépenses médicales, scolaires, etc.

Pour parvenir à un équilibre budgétaire essentiel, les spécialistes recommandent d’utiliser la règle 50/20/30 pour planifier la bonne répartition du budget familial. Selon cette règle, il faut allouer :

  • 50 % des revenus du foyer aux dépenses obligatoires telles que les services publics, la nourriture et les transports, etc.
  • 20 % aux paiements des crédits et à l’épargne.
  • 30 % aux dépenses non essentielles comme les repas au restaurant, les divertissements et les vacances.

En cette période pandémique et de déséquilibre économique, nombreux sont les détenteurs d’un crédit immobilier à éprouver des difficultés de remboursement. Voici les solutions préconisées par le Ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance, surnommé « Bercy » par les médias et le grand public !

Demandez un délai de paiement à votre organisme prêteur

Que vous soyez passé par une banque ou un autre organisme financier pour obtenir votre crédit immobilier, ne cumulez pas les retards de remboursement avant de les contacter. Expliquez votre situation, preuves à l’appui et sollicitez un délai de paiement. Il vous sera sans doute demandé d’appuyer cette demande par une lettre.

Relisez attentivement le contrat signé avec le prêteur afin de trouver tout élément lié à un éventuel report ou remboursement mensualités en cas de difficultés financières et à quelles conditions (licenciement économique, etc.).

En l’absence d’une mesure en ce sens, le prêteur peut tout à fait refuser le délai de paiement sans être hors la loi.

Bon à savoir

Reporter ou réduire les mensualités d’un crédit prolonge sa durée et son coût. Pour éviter toute mauvaise surprise, demandez une nouvelle simulation pour obtenir le nouveau coût total de votre emprunt immobilier.

Faire jouer votre assurance emprunteur

En fonction de la situation et de votre situation financière, vous pourrez faire jouer votre assurance emprunteur afin que cette dernière prenne en charge le remboursement de votre crédit immobilier. Prenez le temps de bien relire votre contrat pour connaître les conditions et les situations dans lesquelles l’assurance est apte à prendre le relais.

Il est important de faire le point sur les clauses restrictives qui encadrent le processus de prise en charge. Enfin, prévoyez un dossier suffisamment documenté et solide pour appuyer votre demande.

S’adresser au tribunal judiciaire pour demander la suspension du prêt

En l’absence d’un accord à l’amiable avec votre créditeur et si votre condition ne cadre pas avec les prérequis de l’assurance emprunteur, il vous reste la possibilité de vous tourner vers le tribunal judiciaire pour demander un « délai de grâce ». Selon le Code de la consommation (article L314-20), une personne qui éprouve des difficultés à rembourser son emprunt, par exemple à la suite d’un licenciement, peut obtenir la suspension de ses remboursements jusqu’à une période de 2 ans.

Bon à savoir

Un remboursement suspendu par tribunal ne peut en aucun cas être majoré ou être sujet à des pénalités de retard. Les sommes dues ne produisent pas d’intérêt.

Si vous souhaitez contracter un crédit immobilier, votre banque vous demandera de lui fournir une « garantie de prêt immobilier ». De quoi s’agit-il ? Comment fonctionne-t-elle ? Voici ce qu’il faut retenir sur cette question essentielle.

Quatre formes de garanties de prêt immobilier

Il existe 4 types de garanties de prêt immobilier :

  • L’hypothèque et l’inscription en privilège de prêteur de deniers (IPPD) ;
  • Les cautions bancaires ;
  • Les cautions mutuelles ;
  • Le nantissement.

Pourquoi une garantie de prêt immobilier ?

Les organismes prêteurs ont tout intérêt à se protéger des emprunteurs qui se retrouvent, pour quelque raison que soit, dans l’incapacité à rembourser leur crédit immobilier. Pour cela, ils vont demander à l’emprunteur de contracter une garantie.

La garantie de prêt immobilier est différente de l’assurance emprunteur, toutefois, elle protège les deux parties :

  • L’établissement prêteur sur la garantie de prêt ;
  • L’emprunteur pour l’assurance emprunteur.

La garantie de prêt immobilier est-elle obligatoire ?

La loi ne prévoit aucune obligation quant à la prise d’une assurance de prêt immobilier dans le cadre d’un crédit immobilier !

Combien coûte la garantie de prêt immobilier ?

En tant que futur acquéreur d’un bien immobilier, n’oubliez pas d’inclure le coût de la garantie de prêt immobilier dans vos frais d’achat. Son montant va dépendre du type de garantie choisie par l’emprunteur et de la somme empruntée.

Zoom sur les quatre formes de garantie de prêt immobilier

L’hypothèque et l’inscription en privilège de prêteur de deniers (IPPD) : ces garanties sont proposées par l’État. L’inscription en privilège de prêteur de deniers (IPPD) concerne les biens déjà construits sujets à un transfert de propriété. L’hypothèque garantit quant à elle les biens immatériels (ventes en l’état futur d’achèvement (VEFA), construction d’une habitation ou travaux de rénovation, etc.).

La caution bancaire : elles concernent les prêts immobiliers des sociétés de cautionnement, créés par les banques, groupements de banques ou organismes financiers afin de réduire les frais des garanties d’État payés par les particuliers.

La caution mutuelle, également appelée Caution mutuelle de fonctionnaire : elle s’adresse, comme son nom l’indique aux fonctionnaires, mais de certaines catégories uniquement, parmi lesquels : Éducation nationale, RATP, SNCF, Commissariat à l’Énergie atomique (CEA), etc.

Le nantissement : elle est réalisée par l’emprunteur lui-même à travers une somme d’argent bloquée, par exemple, dans le cadre d’une assurance vie.

Pour un achat immobilier réussi, n’hésitez pas à demander conseil à votre agent immobilier. Ses connaissances du secteur et de la législation sont des atouts non négligeables !