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Si vous projetez de vendre votre bien immobilier, il est important de prévoir quelques frais, car les acquéreurs ne sont pas seuls à devoir mettre la main à la poche. Voici ce qu’il faut retenir sur la question.

Les diagnostics obligatoires

Différents diagnostics techniques immobiliers sont obligatoires et doivent être effectués par le propriétaire : performance énergétique, termites, amiante (si construit avant le 1er juillet 1997), électricité (si l’installation a plus de 15 ans), plomb (si construit avant le 1er janvier 1949), gaz naturel (si l’installation a plus de 15 ans), risques naturels et technologiques, assainissement non collectif (si maison individuelle) et mesurage Carrez et Boutin (si le bien est en copropriété. Les informations obtenues permettront d’éclairer l’acquéreur.

Les coûts

Concernant les coûts de ces diagnostics, voici ce que vous devrez débourser :

  • Performance énergétique : environ 200 €
  • Risques naturels et technologiques : environ 60 €
  • Electricité : environ 150 €
  • Gaz : environ 200 €
  • Amiante : environ 150 €
  • Plomb : environ 250 €
  • Assainissement collectif : environ 150 €
  • Termites : environ 180 €
  • Mesurages loi Carrez et Boutin : environ 150 €

Attention

Autre dépense à prévoir : entre 100 et 400 €. En effet, si le bien immobilier fait partie d’une copropriété, il faudra obtenir un « état daté » auprès du syndic, qui prouve qu’en tant que propriétaire, vous ne devez aucune charge, aucun frais à la copropriété.

L’agence immobilière

Faire appel à une agence immobilière, c’est bénéficier d’une expertise, d’un savoir-faire qu’il est difficile d’égaler. Tout au long de l’accompagnement fourni pendant le processus de vente du bien, l’agence immobilière vous donnera des conseils judicieux, basés sur ses connaissances pointues du marché local. Pour aller plus loin, n’oublions pas que l’agence prendra en charge la rédaction et la publication de l’annonce sur différents supports, l’illustrera avec des photos, voire des vidéos. Elle s’occupera également de contacter les acquéreurs susceptibles d’être intéressés, de préparer le dossier complet inhérent à la transaction.

Naturellement, cela a un coût : comptez entre 3 et 10 % du montant de la vente. Dans certains cas, le propriétaire peut prendre ces frais à sa charge, mais dans d’autres, après accord commun, la somme peut être divisée entre le propriétaire et l’acquéreur du bien immobilier.

L’impôt sur la plus-value pour les résidences secondaires

Rappelons que la plus-value immobilière c’est la somme supplémentaire que le propriétaire empoche lorsqu’il vend un bien plus cher que le prix d’achat. En France, lors de la vente d’un bien qui ne soit pas la résidence principale, la plus-value devient imposable, de l’ordre de 19 % à 15,5 %.

À noter que le montant de cette taxe diminue en fonction du temps durant lequel vous avez été propriétaire du bien en vente, pour être totalement annulée après 30 ans.

À cette liste s’ajoutent d’autres dépenses qui peuvent être évités, mais qui finissent généralement par s’ajouter pour une vente réussie. Citons les menues réparations, éventuellement le « home staging », la révision de la décoration (même basique), sans parler des gros travaux de rénovation.

Comptez sur votre agence immobilière !

Vendre son bien immobilier a un coût, aussi, en étant accompagné par un professionnel, vous serez capable, par exemple, de fixer un prix de vente grâce auquel vous rentrerez dans vos frais, pour reprendre l’expression populaire.

Si vous avez l’intention de vendre votre bien immobilier, il convient de préparer cette étape avec soin. Chaque détail comptera au moment des visites des acheteurs potentiels. Voici 7 conseils pour y parvenir.

1. Les diagnostics immobiliers obligatoires (DDT)

La loi prévoit désormais que tout bien immobilier à vendre doit passer par l’établissement de diagnostics obligatoires, aussi, le propriétaire devra faire appel à un diagnostiqueur agréé. La liste des diagnostics comprend pour le vendeur :

  • Les termites
  • L’amiante
  • L’électricité
  • Le plomb
  • Le gaz naturel
  • Les risques naturels et technologiques
  • L’assainissement non collectif, réalisé sur demande par la SPANC pour la Réunion
  • Le mesurage Carrez si le bien immobilier est en copropriété

2. Une décoration soignée pour des visiteurs ravis !

Un beau logement se vendra plus rapidement qu’un espace décati et sale. Préparez votre bien afin que les visiteurs aient envie d’en savoir plus ! Mobilier encombrant, disposition des meubles, couleurs, ce que l’on appelle le « home staging », que l’on peut traduire par « une mise en scène de logement » permettra aux visiteurs de mieux visualiser l’endroit et de s’y projeter plus facilement.

3. Des experts pour déterminer le juste prix

Un logement qui ne correspond pas à son prix de vente restera longtemps sur le marché. N’hésitez pas à faire appel à plusieurs agences immobilières afin de demander une estimation. Faites une moyenne et vous trouverez le prix qui attirera les acquéreurs potentiels !

4. Une agence immobilière professionnelle

Il n’y a pas plus contrariant qu’un agent immobilier qui ne prendra pas le temps de vous écouter, et qui sera focalisé sur la vente rapide d’un bien. N’hésitez pas à changer d’agence si vous sentez que votre interlocuteur n’est pas capable de vous prendre en considération.

5. Une annonce de vente de logement visible

Un agent immobilier soucieux de réussir la vente d’un logement doit être capable de prendre des photos qui mettront votre bien en utilisant les technologies digitales (principaux sites web de recherches immobilières et réseaux sociaux) sans négliger les mises en avant plus classiques (panneaux publicitaires, mailing de proximité, etc.). Certaines agences proposent également des visites virtuelles avec des images de grande qualité, qui encouragent les acquéreurs potentiels à se déplacer.

6. L’importance des comptes rendus de visites

N’hésitez pas à contacter régulièrement votre agence immobilière pour avoir des comptes-rendus de visites.

7. En l’absence d’agent immobilier

En l’absence d’un agent immobilier, il convient d’établir la liste des points positifs et négatifs du bien immobilier à vendre. Vous pourrez ainsi répondre à toutes les questions de l’acquéreur potentiel sans risquer d’être accusé de dissimulation de vice caché. Cette liste doit aussi bien concerner le logement que son environnement (commodités, transports, etc.).

Prenez soin également de préparer un dossier qui contiendra tout document qui pourrait être demandé par l’acquéreur potentiel : factures de travaux, PV d’assemblées générales des copropriétaires, taxes et impôts liés au logement, etc.

S’il s’agit d’un bien situé en copropriété, en plus du DDT, la loi ALUR fait la liste des documents à remettre obligatoirement à l’acquéreur :

  • État daté à demander au syndic
  • Règlement de copropriété et actes modificatifs
  • Procès-verbaux des assemblées générales sur les 3 dernières années,
  • Carnet d’entretien de l’immeuble
  • Diagnostic technique global de l’immeuble

Qu’il s’agisse d’une location ou de la vente d’un bien immobilier, le bailleur comme le vendeur a l’obligation légale de fournir un dossier de diagnostics techniques, du moins, si les circonstances et l’âge du bien le requièrent. De plus, ces diagnostics doivent avoir été faits par un expert disposant d’un certificat de compétence ou par une institution d’État. Attention, dans le cas de biens situés à la Réunion, le Diagnostic de Performance Energétique (DPE) n’est pas en vigueur.

Quels éléments doivent être diagnostiqués ?

Les diagnostics doivent être faits en amont de toute démarche de mise en location ou de vente de son bien immobilier.

  • Dans le cadre de la location d’un bien immobilier, il faudra faire diagnostiquer :

L’amiante : si le diagnostic est fait depuis le 1er janvier 2013, il est valable de manière illimitée en cas d’absence d’amiante. En présence d’amiante, il faudra réaliser un état des lieux de conservation des matériaux tous les 3 ans.

Le plomb : il concerne les parties privatives des constructions antérieures au 1er janvier 1949. La validité de ce diagnostic est illimitée si le taux de plomb est inférieur à un seuil de dangerosité fixé par arrêté. Si le taux est supérieur, la validité est d’un an.

Risques naturels et technologiques – diagnostic valable 6 mois : diagnostic obligatoire si le bien immobilier se situe dans des zones couvertes par un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) ou par un plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPRNP).

Le mesurage Carrez et Boutin – valable tant qu’aucuns travaux n’affectent la surface habitable : en vertu de la loi Boutin du 25 mars 2009 oblige, les propriétaires bailleurs ont l’obligation de calculer la surface habitable du bien loué. Le diagnostiqueur utilise un mètre laser.

  • Dans le cadre de la vente d’un bien immobilier, l’ensemble des diagnostics obligatoires doit avoir été fait avant la signature de la promesse de vente ou dans certains cas, au moment de l’acte authentique. À la liste des diagnostics pour la location, on ajoute :

Les termites – diagnostic valable 6 mois : si l’immeuble a été bâti, ce diagnostic doit dater de moins de 6 mois et être annexé à la promesse de vente. Si le bien immobilier se trouve dans une copropriété, il concernera que l’intérieur et les pièces qui composent le bien.

L’électricité – Le diagnostic est valable 3 ans : toute installation électrique réalisée il y a plus de 15 ans doit faire l’objet d’un diagnostic. Ce diagnostic doit être fourni par les propriétaires aux acquéreurs.

Le gaz natureldiagnostic est valable 3 ans : ce diagnostic est obligatoire dans le cadre d’une vente d’immeuble à usage d’habitation et qui comporte une installation de gaz située à l’intérieure et âgée de plus de 15 ans. L’expert vérifiera les installations de gaz fixes dans les parties privatives et de leurs dépendances s’il y en a.

L’assainissement non collectifdiagnostic est valable 3 ans : ce diagnostic concerne les immeubles à usage d’habitation qui ne sont pas raccordés au réseau public de collecte des eaux usées. Le vendeur doit s’adresser au Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC) qui exécutera ou fera exécuter diagnostic. Cela fait, il fournira le certificat au vendeur.

Le mesurage Carrez et Boutin : mesurage loi Carrez obligatoire pour toutes parties privatives avant la signature d’un compromis de vente.