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Vous prévoyez d’acheter un bien immobilier au sein d’une copropriété et vous serez redevable de charges. Que savez-vous sur ces frais obligatoires et que dit la loi ? Notre article vous en parle en détail.

Charge de copropriété : définition

On parle de charges de copropriété lorsque toutes les dépenses inhérentes à l’entretien d’un immeuble sont partagées entre les propriétaires. Ces charges, qui sont destinées à assurer le maintien et le bon fonctionnement de la copropriété, sont calculées en fonction de la taille du bien de chaque propriétaire. On dit donc que les charges sont réparties.

Les modalités de répartition des charges de copropriété sont fixées selon le décret d’application n°67-223 du 17 mars 1967 de la loi n°65-557 du 10 juillet 1965. Concernent cette dernière, elle complète le règlement de copropriété et les décisions prises en assemblées générales. Cet ensemble peut également faire intervenir, lorsque cela est nécessaire, certaines dispositions du Code civil, le droit commun et la jurisprudence.

Calcul de la répartition des charges

Pour calculer les charges qui reviennent à chaque propriétaire, différents éléments seront pris en compte :

  • La différence de valeurs des appartements,
  • La différence de valeurs des lots (appartement, parking, cave, etc.) qui appartient à chaque propriétaire,

Ceci explique pourquoi les charges ne sont pas les mêmes pour chaque propriétaire dans un même immeuble

Les charges du copropriétaire

Les charges de copropriété sont réparties en fonction de leur utilisé, leur origine et leur type. Les dispositions de la loi du 10 juillet 1965 établissent deux catégories de charges :

  • Les charges générales destinées au maintien, à l’administration et à l’entretien des parties dites communes, dont la peinture des parties communes, gardien, fonctionnement du syndic, réparation dans les parties communes, etc. Ces charges doivent être payées par tous les copropriétaires et calculées en fonction des lots de chacun, hors parties communes.
  • Les charges spéciales sont quant à elles destinées :
    • Aux éléments collectifs, tels que le ménage, les réparations d’ascenseur,
    • Aux équipements communs tels que les portes d’accès au parking, le chauffage, la serrure de la porte d’entrée, etc.

Citons également :

  • Les charges destinées à l’entretien et au maintien des locaux communs, auxquels accèdent les habitants de l’immeuble,
  • Les charges privatives destinées à couvrir les dépenses liées aux locaux d’un propriétaire en particulier,
  • Les charges exceptionnelles, réparties entre tous les propriétaires et destinées à couvrir de gros travaux sur la structure même de l’immeuble

Attention, tous les propriétaires ne sont pas logés à la même enseigne, en sachant que les propriétaires de biens situés au rez-de-chaussée ne participeront pas financièrement aux réparations de l’ascenseur. Au contraire, ceux dont le bien est situé plus haut, à un étage supérieur, devront payer des charges plus élevées.

Cependant, l’absence de répartition est hors-la-loi, aussi, il ne faut pas hésiter à se rapprocher d’un professionnel de l’immobilier, puis de la justice pour éclaircir la situation.

Les autres charges

Toutefois, en plus des charges citées ci-dessus, il peut arriver que les propriétaires soient amenés à payer d’autres frais, par exemple les provisions, les avances ou les dépenses du syndic pour envoyer un courrier en accusé / réception à un copropriétaire (par exemple, dans le cadre d’une mise en demeure).

Pour y voir plus clair, avant d’acheter un bien, n’hésitez pas à vous rapprocher d’un professionnel de l’immobilier. Il vous aidera à étudier et à comprendre les divers documents liés à la copropriété et au calcul des charges appliquées à chaque propriétaire.

Si vous projetez de vendre votre bien immobilier, il est important de prévoir quelques frais, car les acquéreurs ne sont pas seuls à devoir mettre la main à la poche. Voici ce qu’il faut retenir sur la question.

Les diagnostics obligatoires

Différents diagnostics techniques immobiliers sont obligatoires et doivent être effectués par le propriétaire : performance énergétique, termites, amiante (si construit avant le 1er juillet 1997), électricité (si l’installation a plus de 15 ans), plomb (si construit avant le 1er janvier 1949), gaz naturel (si l’installation a plus de 15 ans), risques naturels et technologiques, assainissement non collectif (si maison individuelle) et mesurage Carrez et Boutin (si le bien est en copropriété. Les informations obtenues permettront d’éclairer l’acquéreur.

Les coûts

Concernant les coûts de ces diagnostics, voici ce que vous devrez débourser :

  • Performance énergétique : environ 200 €
  • Risques naturels et technologiques : environ 60 €
  • Electricité : environ 150 €
  • Gaz : environ 200 €
  • Amiante : environ 150 €
  • Plomb : environ 250 €
  • Assainissement collectif : environ 150 €
  • Termites : environ 180 €
  • Mesurages loi Carrez et Boutin : environ 150 €

Attention

Autre dépense à prévoir : entre 100 et 400 €. En effet, si le bien immobilier fait partie d’une copropriété, il faudra obtenir un « état daté » auprès du syndic, qui prouve qu’en tant que propriétaire, vous ne devez aucune charge, aucun frais à la copropriété.

L’agence immobilière

Faire appel à une agence immobilière, c’est bénéficier d’une expertise, d’un savoir-faire qu’il est difficile d’égaler. Tout au long de l’accompagnement fourni pendant le processus de vente du bien, l’agence immobilière vous donnera des conseils judicieux, basés sur ses connaissances pointues du marché local. Pour aller plus loin, n’oublions pas que l’agence prendra en charge la rédaction et la publication de l’annonce sur différents supports, l’illustrera avec des photos, voire des vidéos. Elle s’occupera également de contacter les acquéreurs susceptibles d’être intéressés, de préparer le dossier complet inhérent à la transaction.

Naturellement, cela a un coût : comptez entre 3 et 10 % du montant de la vente. Dans certains cas, le propriétaire peut prendre ces frais à sa charge, mais dans d’autres, après accord commun, la somme peut être divisée entre le propriétaire et l’acquéreur du bien immobilier.

L’impôt sur la plus-value pour les résidences secondaires

Rappelons que la plus-value immobilière c’est la somme supplémentaire que le propriétaire empoche lorsqu’il vend un bien plus cher que le prix d’achat. En France, lors de la vente d’un bien qui ne soit pas la résidence principale, la plus-value devient imposable, de l’ordre de 19 % à 15,5 %.

À noter que le montant de cette taxe diminue en fonction du temps durant lequel vous avez été propriétaire du bien en vente, pour être totalement annulée après 30 ans.

À cette liste s’ajoutent d’autres dépenses qui peuvent être évités, mais qui finissent généralement par s’ajouter pour une vente réussie. Citons les menues réparations, éventuellement le « home staging », la révision de la décoration (même basique), sans parler des gros travaux de rénovation.

Comptez sur votre agence immobilière !

Vendre son bien immobilier a un coût, aussi, en étant accompagné par un professionnel, vous serez capable, par exemple, de fixer un prix de vente grâce auquel vous rentrerez dans vos frais, pour reprendre l’expression populaire.