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Titre de propriété, acte de propriété, à quoi sert exactement ce document ? Quels types de biens concerne-t-il ? Nos réponses dans cet article !

Titre de propriété : définition

On appelle titre de propriété le document rédigé et signé par un notaire au moment de l’achat d’un bien immobilier. En tant qu’acte authentique, il prouve officiellement qu’un bien immobilier est bel et bien détenu par la personne qu’il mentionne en toutes lettres.

Une fois rédigé, le notaire prend de soin d’enregistre le titre de propriété auprès du service de la publicité foncière, peu importe le cadre dans lequel se déroule l’acquisition du bien. Ainsi, le titre de propriété est émis qu’il s’agisse d’un achat traditionnel ou alors d’une succession ou même d’une donation.

Le titre de propriété comporte des mentions obligatoires qui permettent à tout un chacun de connaître le plus précisément possible le bien et les droits concernés. Enfin, le titre de propriété est acte opposable à tous, c’est-à-dire qu’une fois rédigé et publié par le notaire auprès du service à la publicité foncière, nul ne peut contester le droit de propriété de la personne ou entité désignée comme étant le propriétaire.

Quels types de biens immobiliers font l’objet d’un titre de propriété ?

Tous les types de biens immobiliers peuvent faire l’objet d’un titre de propriété. Ainsi, que vous décidiez d’acheter un terrain, une maison neuve, un appartement, un studio, etc., vous recevrez un titre de propriété. Attention, ce document est à conserver à vie, à moins que vous ne décidiez de le revendre par la suite !

Quelles informations contient le titre de propriété ?

Le titre de propriété reprend des informations essentielles concernant le propriétaire du bien et le bien en question :

  • État civil complet (nom, prénom, date et lieu de naissance, nationalité, adresse) du propriétaire ;
  • Désignation détaillée du bien ;
  • Les conditions de propriété du bien : par achat, une donation ou par une succession ;
  • Prix d’achat du bien ;
  • Les références cadastrales ;
  • Les servitudes éventuelles, c’est-à-dire du droit détenu par une tierce personne sur un bien immobilier ;
  • L’historique et les coordonnées des précédents propriétaires ;
  • Les coordonnées du notaire ;
  • La date de rédaction du titre.

La minute : original de l’acte de propriété

Une fois le titre de propriété rédigé par le notaire, il ne le remet pas au propriétaire, qui reçoit en réalité une copie. En effet, c’est au notaire de conserver le document original, appelé dans le jargon « la minute » ! Loin d’être une complication, cette manière de procéder peut se révéler particulièrement utile lorsque le propriétaire vient à perdre le document qui lui a été remis !

On parle de remboursement anticipé d’un crédit immobilier lorsqu’un emprunteur dispose de la somme nécessaire afin de couvrir la totalité de son emprunt sans attendre la fin du temps imparti pour ce faire. Voici ce qu’il faut savoir sur cette possibilité.

(Source : Rembourser son crédit immobilier avant son terme : comment ça marche ?economie.gouv.fr)

L’emprunteur a-t-il le droit de rembourser son crédit immobilier avant le terme prévu sur le contrat ?

Selon le Code de la consommation, un emprunteur a tout à fait le droit de rembourser son crédit immobilier, qu’il s’agisse de la totalité ou une partie de la somme restante.

Il est néanmoins très important de bien lire le contrat signé avec l’organisme prêteur, certains interdisant le remboursement égal ou inférieur à 10 % du montant initial emprunté, à moins que cette somme ne corresponde au reste à payer.

Quand peut-on rembourser un crédit immobilier avant son terme ?

Revente de bien immobilier, rentrée d’argent, rachat de crédit par un autre établissement…il n’y a pas de raison clairement établie par la loi pour qu’un emprunteur puisse solder son crédit immobilier.

Quelles démarches pour rembourser un crédit immobilier en anticipé ?

Dans un premier temps, l’emprunteur exprime sa volonté de solder son crédit avant le terme prévu du contrat, auprès de l’organisme créditeur et par courrier en A/R.

Dans ce courrier, il doit expliciter s’il s’agit d’un remboursement total ou partiel de l’emprunt immobilier. En contrepartie, il recevra, toujours par voie postale, une estimation en chiffres des frais qui découlent du remboursement anticipé. Le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance rappelle d’ailleurs que si le « contrat de prêt a été conclu à compter du 1er juillet 2016, cette estimation se doit d’être faite gratuitement. »

Quid des pénalités de remboursement anticipé ?

Certains organismes créditeurs prévoient des pénalités en cas de remboursement de crédit avant terme. La somme due est alors mentionnée clairement dans le contrat et dans certains cas, il est possible de négocier son annulation, mais avant signature ! De même que si le contrat prévoit des pénalités, l’emprunteur en est dispensé si le contrat a été conclu après le 1er juillet 1999 et qu’il doit rembourser son crédit avant terme pour les raisons suivantes :

  • Changement de son lieu d’activité professionnelle ou celui de son conjoint ;
  • Cessation de son activité professionnelle ou celle de son conjoint (par exemple, licenciement) ;
  • Décès de l’emprunteur ou de son conjoint.

Les taux de pénalité en cas de remboursement anticipé d’un crédit immobilier

Toujours selon le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance, les pénalités pour le remboursement anticipé d’un prêt à taux fixe doivent respecter 2 plafonds :

  • L’équivalent de 6 mois d’intérêts dus sur le capital remboursé par anticipation et selon le taux moyen du prêt ;
  • L’équivalent de 3 % du capital dont vous restez redevable avant de procéder au remboursement anticipé.

Quant au prêt à taux variable :

  • L’équivalent de 6 mois d’intérêts dus sur le capital remboursé par anticipation et selon le taux moyen du prêt ;
  • L’équivalent de 3 % du capital dont vous restez redevable avant de procéder au remboursement anticipé.

Attention toutefois, l’organisme créditeur peut appliquer des intérêts compensateurs équivalents au taux moyen initialement convenu entre le créditeur et le débiteur lors de la signature de l’emprunt.