Si vous projetez d’acheter une résidence secondaire, qu’il s’agisse d’un appartement ou d’une maison, avez-vous réfléchi aux taxes qui vont découler de cet investissement immobilier ? En effet, la fiscalité est un élément essentiel pour tout projet d’acquisition d’un logement, y compris secondaire.

Définition d’une résidence secondaire

Contrairement à la résidence principale, unique, la résidence secondaire est un bien immobilier qui n’est pas occupé en permanence par son propriétaire.

Quels impôts pour la résidence secondaire ?

La résidence secondaire est soumise à deux taxes en particulier, y compris si elle n’est pas occupée par son propriétaire :

  • La taxe foncière : modifiable chaque année et calculée selon la valeur locative cadastrale du bien ;
  • La taxe d’habitation et d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM)

Plus-value sur la résidence secondaire

Lorsqu’un propriétaire revend sa résidence secondaire, si le prix qu’il en retire est plus élevé que celui déboursé à l’achat, il fait ce que l’on appelle une plus-value immobilière.

Dans le cadre de la vente d’une résidence principale, la plus-value n’est pas soumise à imposition, contrairement à la résidence secondaire. En effet, le vendeur doit payer entre 9 % et 12,3 % à titre de prélèvements sociaux si la plus-value est inférieure à 50 000 €. Si elle est supérieure à cette somme, il devra ajouter une taxe supplémentaire qui oscille entre 2 et 6 %.

Les abattements sur les montants de plus-value immobilière

La loi prévoit des abattements et exonérations dans les cas suivants :

Abattement :

10 % sur la plus-value par année de détention si la résidence secondaire a été possédée par le même propriétaire pendant 5 années minimum. Cela induit donc qu’au bout de 15 années de détention, le propriétaire est totalement exonéré d’impôt sur la plus-value réalisée sur la vente de sa résidence secondaire ;

Exonération :

  • Si la plus-value est de 1000 euros maximum ;
  • Si l’argent tiré de la résidence secondaire va financer l’achat d’une résidence principale ;
  • Si la résidence secondaire est donnée à un bailleur social ;
  • Si le bien est sinistré avant la revente ;
  • Si le propriétaire perçoit des revenus modestes et qu’il est titulaire d’une pension de retraite ou d’une carte d’invalidité.

L’achat d’une résidence secondaire nécessite de la réflexion puisqu’il induit le paiement de frais supplémentaires auxquels vous n’avez peut-être pas pensé au premier abord. Pour un investissement qui soit entièrement à votre avantage, demandez conseil à un agent immobilier professionnel. Ses connaissances pointues en matière de fiscalité immobilière vous permettront de choisir un appartement ou une maison secondaire qui cadrera avec vos capacités financières.

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